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samedi, 12 janvier 2008
Ces films qui jouent sur le moral
J'ai regardé Imagine and You hier soir. Je me sentais toute patraque, entre manque de toi et saturation professionnelle. Je ne connaissais pas ce film. J'ai été agréablement surprise, enfin une comédie romantique entre filles qui ne se termine pas par un suicide ou par un revirement de bord. Une fille se marie et flashe à mort sur la fleuriste, elle tombe amoureuse de la fille, happy end en prime. Une bonne musique des Turtles en fin. C'est le genre de films qui regonfle mon moral à bloc. Le genre de film que je peux regarder 3 fois d'affilée tellement ça fait du bien de sentir ces petits papillons dans le ventre et de se dire, avec les larmes aux yeux et un sourire béat : "moi aussi j'ai vécu ça". C'est beau. Snif !
Ca me rappelle Notting Hill. Bien que ce soit un film d'hétéros, je l'ai adoré dès mon premier visionnage. Depuis, à chaque petit coup de blues, je me le repassais en boucle, terminant le générique avec une folle envie de danser sous le soleil et de chanter avec les petits oiseaux. Je l'ai vu environ 15 fois, sans mentir. Et là je me souviens de ces après-midi à la Bridget Jones où les "keupines" et moi on se bouclait devant notre collection de mélos et qu'on passait des heures à bouffer du chocolat et à boire notre thé, boîte de kleenex jamais très loin, poussant des soupirs envieux à chaque scène de baisers fougueux en se disant : "si seulement ça pouvait m'arriver !".
Ca fait plus de 4 ans qu'à moi, ça m'est arrivé. Parfois j'ai du mal à m'en rappeler. Voir ce genre de films c'est beau, simplement parce que déjà l'amuuuuuur c'est beau et puis aussi parce que ça me fait revivre tous ces frissons que j'ai ressentis la première fois que j'ai effleuré tes lèvres. Je me souviens des petites réflexions débiles que j'ai pu te dire, juste pour attirer ton attention. Je me souviens de cette balade nocturne au bord du fleuve, un ciel sans nuages, des étoiles. Je me souviens que j'ai fait semblant d'avoir un caillou dans ma chaussure parce que c'était le seul plan que j'avais trouvé pour qu'on s'assoie, pour je puisse me rapprocher de toi. Je me souviens de la lumière bleue du néon EDF, le seul élément qui me ramenait à la réalité dans ce décor magique.
Je me souviens qu'on s'est assises, dans l'herbe, je n'ai même pas enlevé ma chaussure, j'avais oublié mon stratagème calamiteux. Tu effleurais mon bras, tu te serrais contre moi et moi, je n'osais pas tenter ma chance et pourtant, mes lèvres me brûlaient tellement j'avais envie de t'embrasser. Je me sentais toute bête, j'étais un peu effrayée aussi. Je n'avais jamais ressenti ça pour personne. Dans une ultime tentative dont l'effet se rapprochait plus du pétard mouillé que de la bonne répartie, je lançais nonchalamment :
"J'ai 18 ans, tu en as 16, c'est du détournement de mineur aux yeux de la loi"
Et tu m'as répondu : "pas aux miens".
J'étais pétrifiée. Ha ha ! Je me rappelle que je n'osais plus bouger. J'aurais du, à ce moment là, te prendre dans mes bras et laisser mes lèvres aller chercher les tiennes. Je n'ai pas bougé. Je n'ai jamais été une grande séductrice et je ne savais pas comment réagir. Alors tu t'es levée et tu as fait mine de partir, pour que je te retienne. Je l'ai fait. Je t'ai rattrapée par la taille, j'ai caressé tes cheveux et je t'ai embrassée, et tu m'as embrassée.
Quand je regarde ce genre de films, et surtout quand c'est avec deux filles, je revis cet instant magique ou tu es entrée dans ma vie. Je me rappelle de tout, la tête qui tourne, cette sensation de tomber dans le vide, cette impression d'avoir un frisson énorme dans le ventre, d'avoir le coeur qui va exploser, de sentir cette chaleur dans tout son corps. Je me rappelle ce sentiment indescriptible quand nos lèvres se sont rencontrées, quand tes bras m'ont serrée, quand tu as carressé mon visage, quand ma main passait dans tes cheveux, je me rappelle que je ne sentais plus me jambes, j'ai fermé les yeux, je ne savais plus où j'étais. Il aurait pu y avoir 100 badauds qui nous aurait fixées, je ne les aurais même pas remarqués. Il n'y avait que toi, puis toi et moi au bord de ce fleuve ou ailleurs. Cette sensation d'avoir les pieds sur terre et de voler en même temps, cette explosion proche de l'évanouissement...
Je me rappelle tout ça.
Tu étais une fille à cette époque et maintenant tu deviens une femme. Et je ressens encore la même chose quand tu m'embrasse et que tu me caresses doucement le visage. Sais tu seulement que l'autre soir, quand tu es sortie de chez le coiffeur et que tu t'es habillée pour le réveillon, il s'est passé quelque chose d'assez impressionnant ? Sais tu que, quand je t'ai vue entrer dans le salon, avec tes cheveux aux reflets roux, maquillée, tes yeux verts magnifiques, habillée class, j'avais l'impression de ne plus voir une fille mais une vraie femme, une partie de toi que je ne connaissais pas. Sais tu ce qui s'est passé ? J'ai eu un coup de foudre pour cette femme. Je t'imaginais dans la grande robe de soirée noir que tu avais essayée quelques jours et j'ai senti mon coeur battre comme la première fois où je t'ai rencontrée, comme la première fois où j'ai posé les yeux sur toi.
Presque 5 ans après notre premier baiser, tu arrives toujours à m'éblouir. Je t'aime et je n'ai pas besoin de signer un papier pour m'en rendre compte. En te voyant l'autre soir j'ai pensé "wow ! c'est ma petite amie cette femme splendide qui vient d'entrer ?! Je suis une putain de veinarde !".
15:25 Publié dans Neverland | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




Commentaires
So I guess you won't dump her... ;o)
Ecrit par : Esther | mercredi, 16 janvier 2008
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