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samedi, 29 mars 2008

El Flamenco...

No me gusta el flamenco : quiero el flamenco !! Ce soir, un petit air d'Espagne s'est invité dans ma petite tête. Après une journée à parler doctorat, recherche et autre masturbation intellectuelle, il était temps de fermer les vannes. Une soirée entre collègues, entre potes, même si on n'est pas tous dans le même bateau. Parmi les convives il y avait cette fille arrivée tout droit de Catalogne. Dans le sud, au quotidien, il flotte cette ambiance nonchalante, cet appel vers la Méditerranée et surtout ici avec l'Espagne qui n'est pas si loin. Ce soir c'était particulièrement vrai. On discutait, j'ai dit que j'allais passer quelques jours chez un ami à Barcelone la semaine prochaine. J'ai sorti mes quelques mots de castillan et elle a branché son lecteur sur l'ordi du collègue : chansons aux airs gitans, rythmes de rumba et puis... El Flamenco.

J'ai tout de suite raconté l'anecdote, le tremblement terrible qui s'était emparé de mon être la première fois que j'ai vu une démonstration de flamenco. Deux femmes superbes, aux longs cheveux noirs, qui tournoyaient l'une autour de l'autre, se repoussant, s'attirant, dans une sorte de parade enfiévrée et rythmée par leurs pas. Leurs corps qui ondulaient comme des serpents charmeurs, le mouvement de leurs longues jupes qui accompagnait le moindre de leur mouvement sublime étaient autant d'images magiques qui m'avaient envoûtée ce soir là. J'avais découvert le pouvoir presque mystique de cette danse. La femme toute puissante, la femme créature presque sortie d'un rêve merveilleux, cette fascination terrible et mon regard qui ne pouvait se détacher de ces deux créatures surréalistes dont les mouvements magiques m'avaient hypnotisée pendant plus d'une heure... Madre mia ! Le Flamenco, c'est la danse la plus sexy du monde : la tension énorme de cette danse, la séduction... Calliente !

Elle a fait une petite démo et je me suis dit : putain s'il y a des coins où des filles dansent le flamenco à Barça, il faut absolument y aller ! J'étais fixée sur son bassin ondulant, sur ses mains qui caressaient l'air torride de la pièce, sur ses pas qui rythmaient les battements accélérés de mon petit coeur arverne, si loin de ces spectacles mystiques. Bizarrement, les collègues ont bien ri quand, après avoir compris que les regards étaient fixés sur le mien, hagard, j'ai senti le rouge vif me monter aux joues. Mes yeux ont pétillé quand j'ai répondu à un collègue qui a lancé :

"Elle est fan ! Amenez un seau d'eau froide, elle va nous faire une combustion spontanée !"

"Oui..."

jeudi, 27 mars 2008

Can't wait to be with you

In my ideal world, there would be no questions that can't be answered. In my ideal life, there would be Love, friends and a good job. I would live in a nice flat, or nice house. I would go away from here, I would run away from those fucked up people, from that fucking insane atmosphere. I would live for and by myself. In my ideal world there would be you and me sitting by the shore watching our kids making sand castles. The dog, a beautiful black cocker spaniel named "Chester" would joyfully jump around. I would hold your hand, take a plunge in your amazing eye in the kind sunlight and think : "Jesus ! I'm fucking lucky".

In my ideal life, I would forget all the rubbish stuff that happened to me before, I wouldn't think of all the freaky shit that disturbed guy told me when I was spending my days in that tiny room, trying to focus on my work. I would be so relieved to stay in our flat, being myself, doing (nearly) whatever I want without the fear of the other's reactions. I wouldn't spend a single evening crying, freaking out, wondering why I'm here and what the hell I'm doing among those people.

In my ideal life, you would be here, supporting me when I'm down, smiling at me when I'm nervous, kissing me when I stay by myself, giving me a cup of coffee when I work, making love to me. You would love me and my life would be so full that everything would seem simple. There would be pain, of cource, sometimes but there would be life and love. We would invite our friends, cook a nice diner for them and share good times. We would laugh thinking of these last months. I would get rid of all the negative shit that surround me right now. People would just leave me alone, leave us alone, feel happy for us. I've had enough of this fucking bullshit.

Will I manage to handle this situation during the following months ?

Baby my ideal life is my daily life with you and the world means nothing to me if you're not part of it. I'm not made to live with the others but I'm not made to live alone. I was made to be with you.

vendredi, 21 mars 2008

Soirée dingue au pays des fous

Encore une soirée pas du tout constructive ce soir. Je me couche partagée entre compassion et colère intestine. Que faire avec lui ? Je vis avec quelqu'un qui parle de mort et de meurtre. L'ex bloc soviétique le hante comme un fantome hante les vieux manoirs poussiéreux. Je ne supporte plus ses allusions. Et pourtant j'aimerais l'aider. Je me dis que si c'est un sociopathe ou un "pathe" peu importe, à la limite, je n'aurais rien à calculer en dehors du fait de faire profil bas. Il est sympa, quand il veut. Les trois quarts du temps il ne veut pas. Je hais sa violence, ses propos. Et en même temps sa mère n'est plus là alors mon côté "j'essaie de comprendre mon prochain" reprend le dessus.

J'avais passé une chouette après-midi à parler allemand avec une lesbienne allemande extrêmement sympatique. J'avais l'impression d'avoir bossé. Si seulement. Si seulement j'avais la soirée qui va avec une bonne journée. Je ne supporte plus cet appart, je ne supporte plus cette coloc et pourtant, la fuite vers les plateaux aveyronnais ne me réjouit pas, même pour rejoindre ma dulcinée. Trop de boulot. Mais voilà, je vais devoir supporter les beuveries, l'ennui, la crainte, le climat de suspicion permanente.

J'ai tellement hâte de pouvoir revivre avec elle, je compte les jours. Si seulement le boulot allait bien !

J'en peux plus.

J'espère tenir jusqu'au mois d'aout mais la coloc, ne m'en parlez plus. Jamais plus.

lundi, 17 mars 2008

Temps nuageux, moral aussi

Je me suis remotivée pour aller au bout de mon mémoire et tenter ma chance aux allocs. Je m'en étais presque fait une raison. Mais en fait, je m'aperçois, après avoir passé deux jours au milieu de mes collègues et en ayant ressenti ce bonheur de faire à nouveau partie d'une équipe, que pour bien bosser, il ne faut pas bosser seule. Je ne bosse pas chez moi tout simplement parce que je m'ennuie. Alors que, pourtant, j'aimerais torpiller ma masse de boulot à la vitesse maxi.

Alors j'essais de penser au positif, à ma Douce qui serait si fière de moi si j'allais au bout, à tous ces gens que je pourrais moucher si j'arrivais à tenter cette alloc et surtout à moi, qui réaliserait mon rêve, qui me serait battue là où tant d'autre ont baissé les bras. Là et seulement là, je pourrais dire que je suis une nana qui s'accroche et qui ne s'avoue pas facilement vaincue.

Qu'est ce que je dirai si dans quelques semaines, j'échouais seulement parce que je me serais trop écoutée, seulement par ennui, par paresse, par excès de facilité ? Un petit verre ce soir pour se changer les idées, ou pas mais en attendant, retourner au boulot et y croire, plus que jamais, y croire !

lundi, 10 mars 2008

Parce que le mot "avenir" est absent du vocabulaire universitaire

Je commence à réaliser certaines choses. Commencer à réaliser alors qu'on prépare un bac+5, c'est un peu tard. Mieux vaut tard que jamais. Après avoir arrêté pendant un an de pratiquer le chemin semé d'embuches de la recherche universitaire, j'étais revenue, la fleur au fusil, décidée à aller au bout de ma chance cette année. Oui, sauf que, de la chance, j'en ai jamais vraiment eu dans le boulot sauf une fois où j'ai eu une super opportunité mais je crois que j'ai cramé mon capital "chance" à ce moment là.

Le spectre du chômdu me hante de plus en plus, surtout quand je vois dans quel embouteillage professionnel je me casée. J'ai choisi, comme tant d'autres, une voie bouchée. Et alors que tous les profs depuis mon enfance me répétaient que je n'irai jamais au bout de mon rêve parce que, justement, il n'avait rien de réaliste, j'avais toujours répondu : "il y en a 3 par an qui réussissent ? Je serai dans les trois !". Oui mais bon voilà la réalité frappe de plein fouet, dure, cruelle : je ne suis pas dans ces trois là. Et je me dis que si je n'ai pas tout sacrifié à mes recherche depuis 2 ans, c'est sans doute pour la bonne et simple raison que j'en ai marre.

Oui j'en ai marre. Marre de courrir après le soutien éventuel d'un prof. Moi je me suis toujours positionnée par rapport à la qualité de mon travail, pas par rapport à mes relations et mes contacts, quelle naïveté me direz-vous. Oui peut-être mais en tout cas moi je ne suis pas faite pour lêcher des culs pour obtenir un place, peut-être parce que je n'aime pas le goût de la merde. Va savoir. Moi ce que je sais c'est que les profs de fac touchent des primes sur leur salaire pour chaque étudiant dont ils encadrent les travaux de recherche. Et nous on a quoi ? On regarde les peigne-culs nous passer sous le nez parce qu'ils ont une liste de contacts plus longue, on voit nos chances de débouchés fondre comme neige au soleil au fur et à mesure que les années passent, on voit nos potes gagner leur vie alors que nous on dépend encore de nos parents, on voit les "djeunzes" parler investissements alors que nous on compte nos euros pour aller se payer des nouilles chinoises au supermarché discount du coin. C'est de tout ça dont je suis écoeurée.

Et le pire c'est que j'avais un rêve quand j'étais gosse, mais dans ce rêve là je n'étais pas une carpette qui s'écrase devant les grands pontes universitaires, je n'étais pas une colporteuse de ragots pour griller la place d'un collègue, je ne mangeais pas des conserves dégueulasses juste pour pouvoir me payer un bouquin utile, je m'endormais pas dans une conférence juste parce que "ça fait bien d'être là". Dans mon rêve je faisais des choses utiles et j'étais payée pour mon travail. A l'heure actuelle c'est moi qui paye pour avoir le droit d'écrire un pavé qui sera lu par 2 personnes. Mon rêve c'était de voyager à la découverte de civilisations perdues. Et la réalité de ce milieu me dégoûte un peu plus chaque jour.

 Alors je tire ma révérence, on tombe le masque. Je ne jouerai plus un rôle qui ne convient pas dans une pièce qui ne me convainc plus. Je vais rentrer dans le moule mais je n'aurai pas une vie ordinaire. Je comme à réaliser que je n'ai pas besoin d'avoir tel ou tel statut, tel ou tel mot sur mon cv pour vivre mon rêve et pour avoir la vie extraordinaire que je voulais. C'est à moi seule de mettre des paillettes dans mon quotidien et il est temps que je reprenne ma liberté. Je regarde la petite fille qui vit encore au fond de mon coeur et je lui dis :

"Regarde, on a réussi, peut-être pas avec les diplômes mais on a réussi notre vie. On est libres, et la liberté est trop précieuse pour la sacrifier à ce milieu. Pense aux souvenirs qui te viendront à l'esprit quand nous serons vieilles, tu ne te rappellera sans doute pas de tes soutenances mais de la vie, la vraie."

Au fond de moi je sais que, dans mon coeur, j'ai réussi. Je suis fière de moi peut-être encore plus maintenant que j'apprends à faire le deuil de mes rêves ou plutôt de mes illusions. En plus je ne ferme pas totalement la porte. Je vais aller au bout de ce mémoire et qui sait, je reprendrai peut-être une thèse dans quelques années. En tout cas, on n'a qu'une jeunesse, j'ai envie de profiter de la vie, de rester ouverte à toutes les expérience, je n'ai pas envie aujourd'hui de m'enfermer dans un milieu cloisonné, de sacrifier ma vie à un travail qui me paraît inutile.

Collègues, directeurs de recherche, je vous quitte sans regrets. Je suis arrivée au bout d'un cycle, il est temps de vivre.

lundi, 03 mars 2008

Over stressed, over bored, too many "overs" in my mind

Encore une soirée qui s'annonce "quite depressing". Je suis en saturation totale. J'en viens à me demander si je vais supporter encore longtemps le climat pourri qui imprègne tous les murs de ce foutu appart ! Pas un mot échangé au sein de la coloc depuis 2 jours. Bonjour l'ambiance ! Je suis déjà déprimée à cause du boulot, du stress et en plus il faut que je me bouffe une soupe à la grimace tous les soirs. Ah, ça fait plaisir de cohabiter avec des gens associaux... J'aimerais être tranquille chez MOI, pas à la coloc, non, juste chez MOI, MOI toute seule. Quitte à se sentir seule, autant avoir la possibilité de mettre du bon vieux blues à fond les ballons et ne pas être écoeurée par la simple idée d'aller se préparer à bouffer dans la porcherie qui fait office de cuisine...

Jesus !!! I miss my daily life with my sweetheart !!!

Là par exemple, si ma Douce et moi partagions le même logement, on rameuterait les potos et on se ferait un apéro-time histoire de faire passer la déprime, on irait boire un canon dans notre bar préféré, bref, on se soutiendrait mutuellement.

Alors, ce soir, la seule chose que je vais faire pour tenter de noyer mon ras-le-bol c'est me remettre à travailler sur mon putain de mémoire jusqu'à ce que mes yeux se ferment d'ennui et de fatigue. Je déplierai mon clic-clac dans ma chambre de 10m², je me coucherai seule et j'attendrai la sonnerie du réveil qui, à 7 heures, m'arrachera de mon sommeil sans rêves et j'irai à la fac, bosser à la bibliothèque histoire de "me sortir de l'appart".

Je ne suis pas certaine que j'aie envie d'endurer ça encore longtemps... Et pourtant, il y a plus misérable que moi, nettement plus. Oui c'est vrai. Mais là, je commence à exploser, je n'arriverai pas à arrondir les angles encore longtemps.

Vive la colocation.

We're gonna sign it !

J'ai eu ma bague samedi. Elle avait tout préparé. On était parties le matin pour aller passer la journée à Sète. On pose la voiture et on commence à se balader. On se pose vers le phare, devant la mer, elle me prend dans ses bras. J'avais quelques soupçons mais je n'osais pas trop y croire après toutes ses grandes tirades sur le besoin d'attendre, sur sa peur de l'engagement, sur notre âge... Autant dire que j'en avais fait un peu mon deuil, de ce PaCS...

Elle sort une petite boîte.

"Tu veux te pacser avec moi ? Cet été ?"

Je suis sur un petit nuage. Resto sur les quais puis balade pour aboutir sur la plage de la Corniche. Petite pensée pour l'ami Brassens qui, lui, chantait  :

"Ma mie, de grâce, ne mettons
Pas sous la gorge à Cupidon
Sa propre flèche
Tant d'amoureux l'ont essayé
Qui, de leur bonheur, ont payé
Ce sacrilège...

J'ai l'honneur de
Ne pas te de-
mander ta main
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D'un parchemin"

Alors notre grande fête du 30 août ne sera pas une fête de "Non PaCS" comme à la fin de 4 Mariages et 1 Enterrement mais bien une fiesta officielle. Je ne sais pas si on signera le PaCS cet été, si les tribunaux sont fermés. Je voulais vraiment qu'on le fasse. Je suis très heureuse mais au-delà de la signature sur un bout de papelard, c'est bien son engagement envers moi qu'elle vient d'exprimer. La nouvelle est lancée. Réunir tous les amis, les Anglais et les autres, dans le sud pour une "big party on the beach" (in a camp site in fact...).

Une nouvelle page va se tourner. Je crois que c'est pour des moments comme ça que la vie est plutôt chouette.

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