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samedi, 12 avril 2008

A la découverte de la "grande" musique

Est-ce mon exploration de la salle ovale de l'INHA à la Bibliothèque Nationale à Paris cette semaine qui déclenche cette fièvre de la "grande" culture ? Depuis quelques jours, je découvre Mozart et le pouvoir mystique de ses compositions. Il est plus d'une heure du matin et je me surprends à planer en écoutant pour la troisième fois la Symphonie n°40 ! Magistral ! J'étais déjà une grande admiratrice de Chopin, Bach et Wagner mais j'avoue que je boudais le grand Amadeus, sans doute par peur de l'inconnu. Comment ai-je pu passer à côté d'une telle joie que procure l'écoute de Mozart ? J'écoute, dans le noir, je laisse mes souvenirs divaguer au grès du flot des violons et je revois les champs jaunis par l'automne, je sens l'odeur de la forêt derrière la maison de mes grands-parents, je me revois allongée dans l'herbe, observant les nuages. Quand j'étais enfant, je croyais que des gens vivaient sur les nuages, qu'ils étaient des grandes plates-formes de coton. Les anges volaient de nuage en nuage et leurs journées étaient rythmées par les fêtes, le son des guitares. Quand j'étais enfant, j'aurais adoré apprendre le violon. Quelle émotion ça doit être de jouer au sein d'un orchestre symphonique, de faire partie de ce grand tout et de profiter des musiques enchanteresses qu'on joue ensemble. La musique classique en fait, fait vivre chaque instrument. Chez Mozart, pour moi pauvre profane, l'élément flagrant c'est que chaque instrument qu'on entend semble avoir une âme, raconter une histoire. On oublie que dernière ces instruments, il y a des interprètes, la musique vit par elle-même, comme une force naturelle issue du néant. Il n'y a rien, il y a la musique, puis rien, jusqu'aux prochaines notes. C'est comme une grande famille, chaque instrument vit et ils se rassemblent dans un tout majestueux.

 

Quelle découverte ! Moi qui ai si longtemps dénigré cette musique, je ne voyais pas le pouvoir magnifique qu'elle peut avoir sur moi.

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