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mercredi, 30 avril 2008
Mon monde est un manga yuri
J'ai développé une véritable passion pour les mangas "yuri" depuis quelques jours. Avant que ma chérie ne vienne passer le weekend ici, je n'avais pas pu m'empêcher de regarder "Kannazuki No Miko" toute la nuit, j'avais enchaîné les 13 épisodes, je m'étais couchée à 6h30, prise d'une véritable frénésie.
Hier soir, ma chérie est repartie et il m'est arrivé la même chose avec "Maria Sama Ga Miteru". J'ai enchaîné les trois saisons jusqu'à 8h ce matin, je ne sais pas pourquoi mais pour la première fois de ma vie, plus que toute autre série, film ou autre, j'ai trouvé un monde qui colle parfaitement à l'imaginaire que j'ai en moi depuis mon enfance. Quand j'imaginais des épisodes romantiques, c'est exactement comme ça que je les voyais. J'ai regardé ces anime comme j'aurais regardé mon monde idéal prendre forme juste sous mes yeux.
Bon, il est vrai aussi que j'ai flashé à mort sur les personnages de Sachiko, Chikane et Keon ! Je n'ai pas pu m'empêcher de mettre un fond d'écran sur l'ordi et d'imprimer une dizaine de dessins que j'ai placardés sur mon mur comme une ado attardée. Est-il possible de flasher sur un personnage de dessin animé ? En tout cas, je trouve Sachiko merveilleuse, fascinante. Et j'ai voulu connaître ça à nouveau, ce que j'ai ressenti quand j'ai connu ma Douce, mon Ange, j'ai voulu retrouver le monde adolescent aux émotions si fortes qui se sont atténuées avec le temps.
J'ai passé un weekend on ne peut plus romantique. Je ne sais pas si c'était parce que je m'étais emballée à mort pour ces anime mais mon coeur a battu plus fort ce weekend que pendant les 3 dernières années et pendant un temps, j'ai eu l'impression de redevenir une ado avec seulement les bons côtés. Mon coeur s'enflammait, battait si fort quand je me blottissais contre elle ou quand je croisais son regard que j'avais l'impression qu'il allait exploser. Je voulais juste la regarder, rester là, serrée contre elle, j'aurais pu mourrir comme ça, ça aurait été bien. Sentir sa peau douce, laisser ma main parcoucir son corps, sentir chaque cambrure, glisser doucement le long de ses hanches, sentir son visage de satin se poser doucement contre le mien, sentir son coeur battre contre le mien, "boum boum boum...", me noyer dans son souffle, dans ses yeux, savourer ses baisers plus doux que le miel... Ce n'étaient pas juste des actes physiques, c'étaient des moments d'amour. Je n'avais pas ressenti ça depuis des mois, peut-être même des années, quelque chose d'aussi fort. Peu m'importait ce qu'on faisait, du moment que j'étais avec elle. Et mon coeur qui n'arrêtait pas de battre encore plus fort, les larmes de bonheur qui coulaient sur mes joues ! C'est dur de revenir à la réalité après ça.
Mon monde idéal, c'est un manga yuri, avec un peu plus d'action mais en fait peut-être pas. Car ce qui m'a toujours importé, c'est la force des sentiments, c'est de se sentir vibrer, penser que son coeur va exploser tellement l'amour qu'on ressent pour quelqu'un est fort, avoir le sentiment qu'elle peut lire en vous avec un simple regard, que l'effleurer seulement suffit à remplir votre coeur de joie. Je ne veux pas grandir, je ne veux plus me mentir.
Je ne suis pas un garçon manqué, je ne suis pas un homme et je n'ai pas envie d'en être un, je ne suis pas lesbienne. Je suis juste une fille follement amoureuse d'une autre fille. Je n'ai plus besoin de jouer un rôle. Il est temps de faire éclater l'armure que toi seule est arrivée à percer jusque là. Je veux être une fille féminine et arrêter les mensonges. Oui je pleure devant un anime yuri à presque 24 ans, oui j'aime les histoires d'amour romantiques, oui je peux passer la nuit éveillée pour terminer un livre qui me plaît, pour regarder un manga qui me touche, non je ne jamais rentrée dans les moules stupides de la société et je n'ai aucune envie d'y rentrer, oui je t'ai écrit plusieurs ébauches de chansons d'amour mais je n'arrive jamais à aller au bout, oui j'écris des poèmes, j'aime dessiner, j'aimerais savoir danser. Oui je dessine encore des petits coeurs sur mes affaires et alors ? Oui j'aime les fleurs, j'aimerais que tu m'offres des bouquets, des diners romantiques, des
valses improvisées dans le salon, des diners aux chandelles. J'ai enfin compris, je suis une princesse, pas le prince et toi tu es mon Ange descendu du ciel pour me sauver. Je veux un amour passionnel, comme celui d'Himeko et de Chikane, comme Yumi et Sachiko ! Je ne veux pas entendre parler d'ordinaire ou de quotidien, de routine.
Tant que je suis avec toi, le reste n'a pas d'importance. Oui je suis comme ça, oui je lâcherais tout pour toi parce que, même si ça peut sembler excessif et sorti tout droit de mon imagination débridée, pour moi, c'est pour ça que je suis sur terre. Je suis née pour t'aimer. Le monde réel ne m'a jamais convenu, c'est toi qui rend magique l'ordinaire, c'est toi le soleil qui illumine mon monde. Et je préfère mon monde au vrai. Oui je veux être aveuglée par l'amour car si tout est artificiel sur terre, il n'y a pas de mirage plus doux que ceux que tu crées. Ce que je ressens en regardant Sachiko et Yumi, Chikane et Himeko, me ramène des années en arrière quand mon esprit n'avait pas encore été polué par ces conneries d'adulte, c'est que j'ai ressenti pour toi la première fois que mes lèvres ont touché les tiennes. Rien n'était mort, il suffisait juste de casser toutes les barrières qui s'étaient installées autour et je ne veux pas revenir au monde réel, je ne veux plus oublier.
Se sentir en vie.
20:50 Publié dans Neverland | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 21 avril 2008
Cher Monsieur Chopin...
Je connais très peu votre musique en fin de compte. Je l'ai toujours entendue quelque part, comme un appel lointain et pourtant si familier. C'est en écoutant les notes que vous avez fait surgir du néant que je laisse mes doigts vagabonder sur mon clavier, sous la lumière rassurante de la lune. Je n'ai vraiment découvert vos oeuvres que récemment, peut-être parce que j'étais enfin prête à écouter, à ne plus accorder aucun crédit aux étiquettes. J'écoute, je ferme les yeux et me laisse bercer par le son enchanteur du piano. C'est étrange, la Nocturne op. 9 me donne l'impression d'avoir toujours eu cette musique dans un coin de mon coeur.
Je ferme des yeux et je vois des visages souriants, des yeux rieurs et des silhouettes familières. Je vois également de longues promenades sur le sable fin, le soleil tirant sa révérence d'un soir au loin, la lumière d'or se reflétant dans les vagues, les branches des arbres qui s'adonnent à une valse irréelle, je vole. Je vois ma Douce qui me tient la main et qui marche avec moi dans le crépuscule. C'est une joyeuse mélancolie qui s'exprime dans votre musique, celle des souvenirs heureux, des couleurs flamboyantes de l'automne, des chauds crépuscules d'été. Ce n'est pas triste, au contraire. Quoi de plus merveilleux que de repenser à ces moments et ressentir la chance et le bonheur de les avoir vécus ? Je ne suis pas triste quand je revois mes souvenirs, au contraire, ils m'enveloppent comme un nuage de coton, doux et chaud. Je suis d'avis qu'il ne faut pas regretter la fin des choses, il faut au contraire se réjouir de les avoir vécues.
Je vois ma Douce et moi partageant un bon verre de vin, dansant sous les étoiles. Je vois mes amis souriants autour d'un bon repas. Je me vois assise devant la mer, regardant les petites perles d'or luisant à la surface de l'eau. Les frissons, les larmes, l'émotion intense que me procure votre musique, cher Monsieur Chopin, sont une invitation au voyage aussi magique que celle de Monsieur Baudelaire. Les Fleurs du Mal, un petit air nocturne sont autant d'allers simples vers les nuages peints des mille couleurs qui se mêlent et se mélanges dans les méandres de notre si vaste monde imaginaire. La plus grande liberté de l'Homme est donc bien son Esprit.
23:55 Publié dans Neverland | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 20 avril 2008
Enfer artificiel
Homo, hétéro ou autre... Peu importe l'étiquette qu'on nous colle, on se bat contre les mêmes conneries, tous autant que nous sommes. Certains d'entre nous, parasites d'êtres humains, semblent s'en sortir mieux que d'autres. Je pensais vraiment être au fond du trou il n'y a pas si longtemps mais quand je vois l'espèce d'épave de la piaule d'en face, je me dis que je m'en sors pas si mal que ça, moi qui ai toujours pas de boulot, qui suis toujours pas installée dans la vie dite "active" avec la maison à crédit sur 30 ans, le chien, une pauvre daube de Scénic pour emmener les mioches à l'école en partant tamponner des saloperies de papelards au bureau.
Je vis aux crochets de la société et alors ? On doit tous alimenter le monstre de la consommation, moi je ne ponctionne qu'une toute petite part du gateau. Je vis avec pas grand chose, pas des masses d'espèce sonnantes et trébuchantes. C'est tellement que dalle tout ça. Cette année, je suis venue là pour aller au bout d'un truc qui me semblait important, ouais ça l'était sur le coup ça sonnait pas mal "Doc'". Mais tu vois, tout ce que je fais ici, là, ça n'a aucun putain de sens si t'es pas là, si je partage pas ça avec toi. Une grande leçon de ce superbe film "Into The Wild" c'est le que le bonheur n'est le bonheur que quand il est partagé. C'est exactement ce que je ressens depuis que je ne noie plus ma routine pourrie dans tes bras magiques.
Tu n'es pas là ce soir pour me dire que c'est pas grave, que ça va s'arranger, qu'on va prendre notre baluchon et foutre le camp loin de cette société artificielle, qu'on va arrêter de se transformer en zombies numériques perdus dans un océan digital. Tu n'es pas là ce soir pour le carresser doucement le visage et me regarder tendrement. Je ne peux pas ressentir ce soir cette sensation terrible du "peu importe, je m'en fous, tant que je suis avec toi ça roule". Avant on s'envoyait en l'air comme si c'était la fin du monde tous les soirs, on se laissait pas enfermer dans ces schémas puants qu'on nous impose depuis notre plus tendre enfance à grands coups "d'ils vécurent heureux avec 35 mioches, 2 belles mères et ne noyèrent jamais leur existence fade dans l'exta et le whisky bon marché".
Tout au long de ces derniers mois, j'ai recherché les frissons en éclusant des littres de bières pour piccolos syrosés, moi qui croyait que j'en avais terminé avec toute cette merde, me revoilà à revivre ma 2è année de DEUG où je trainais avec les pires raclures en tolérant les pires trucs. Peut-être que là, c'est tout simplement "too much". Peut-être qu'à force d'en parler, je vais le faire, fouttre le feu à tous ces papelards, briser une bonne fois pour toutes mes chaînes et partir sur la route avec toi parce que ma place elle est là, avec toi. J'ai fait des trucs chouettes dans ma vie mais c'est toi qui détiens mes doses d'adrénaline, ma came c'est toi et à chaque beuverie pseudo-amnésique, je ressens davantage ton absence.
22:42 Publié dans Smoke rings of my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 19 avril 2008
Les divagations de mon subconscient
Pour la première fois depuis des semaines, je me souviens encore du rêve que j'ai fait cette nuit. J'étais dans une sorte de grotte je cherchais un truc avec quelqu'un, je me rapelle plus qui. On était comme une paire de mercenaires. On trouvait un trésor, mais c'était bizarre : le trésor en question était des boules violettes. On était poursuivis par une espèce de pirate, on lui foutait un gros de boule, on le laissait par terre et on se barrait en courrant. On se retrouvait dans les couloirs du métro, avec nos boules violettes, c'était de la peinture en fait et on se retrouvait avec des énormes pépites d'or. Y'avait un filet d'or liquide qui coulait par terre. Et quelqu'un dans un micro braillait un truc du genre :
"Encore une victoire des Fantastiques !"
Et la foule nous acclamait, moi je levais les bras pour saluer et y'avait deux ou trois nanas qui me regardaient avec admiration. Ovation... Ovation...
Et ensuite, je me retrouvais à la plage avec toute une bande de gens. On allait se baigner puis on montait dans des bungalows, sur les calanques. On avait un canapé, quelques bierres. On parlait du PaCS. Puis il y avait cette fille à côté de moi, j'appuyais ma tête sur son épaule. C'était bizarre, j'avais l'impression de l'avoir toujours connue et en même temps, de découvrir un visage nouveau. Elle se tournait vers moi et m'embrassait. J'avais l'impression que j'allais m'évanouir tellement mon coeur battait fort !
Et cette fille, je crois bien que c'était toi sauf qu'on avait fait péter notre vie bien rangée, que tu avais changé de tête, nouvelle coiffure, tee shirt cool sans manches, futals de hippy girl. Est-ce que, en fin de compte, j'aurais pas tant envie que ça de me ranger ? J'aimerais peut-être davantage prendre mon baluchon et me tailler loin avec toi...
On the road...
16:09 Publié dans Nouvelles d'écrivain amateur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 16 avril 2008
Up in the room...
Up in the room, I'd take everything from you babe !!!!!!!!!
I spent the evening drinking and playing video games with my roommate and, just right now, I'd like to see youwaiting for me in my room... I'd like to see you nearly naked, tempting me... I know I drank too much, I know I smoked too much but these are the kind of visions I see in my mind when I'm like that ! I'm seeing you wearing those exciting suits, exciting me, kissing me... I don't wanna see anyone else but you.
My god ! You excite me so much !!!
I'd love to dance with you.
Putain de Dieu imagine quand on va avoir notre propre appart !!!!! Réveille moi à n'importe quelle heure avec des propositions indécentes !! C'est trop énorme ! Tu sais que mes parents ont proposé de payer la différence pour prendre un F3 en août ?? Juste pour qu'ils puissent desendre dans le sud certains weekends !!! Tu vas voir mon amour, peu importe où on sera, on sera ensemble et ça c'est le pied !! Je rêve qu'on se paye des cuites toutes les deux, qu'on se défonce toutes les deux et qu'on fasse l'amour comme si c'était la fin du monde sur fond de Mr Airplane Man, des Doors, de Jimi et compagnie !
I LOVE YOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Putain t'imagines même pas à quel point j'aimerais pouvoir prendre ma guitare, chanter quelques chansons, te composer un truc sans avoir à faire attention au bruit, aux colocs, à rien. J'aimerais ne pouvoir penser qu'à moi, qu'à toi et faire ce que j'ai envie de faire en pensant à toi, sans avoir à me soucier de personne...
;-)
You know what I'm talking about...
02:35 Publié dans Smoke rings of my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 12 avril 2008
A la découverte de la "grande" musique
Est-ce mon exploration de la salle ovale de l'INHA à la Bibliothèque Nationale à Paris cette semaine qui déclenche cette fièvre de la "grande" culture ? Depuis quelques jours, je découvre Mozart et le pouvoir mystique de ses compositions. Il est plus d'une heure du matin et je me surprends à planer en écoutant pour la troisième fois la Symphonie n°40 ! Magistral ! J'étais déjà une grande admiratrice de Chopin, Bach et Wagner mais j'avoue que je boudais le grand Amadeus, sans doute par peur de l'inconnu. Comment ai-je pu passer à côté d'une telle joie que procure l'écoute de Mozart ? J'écoute, dans le noir, je laisse mes souvenirs divaguer au grès du flot des violons et je revois les champs jaunis par l'automne, je sens l'odeur de la forêt derrière la maison de mes grands-parents, je me revois allongée dans l'herbe, observant les nuages. Quand j'étais enfant, je croyais que des gens vivaient sur les nuages, qu'ils étaient des grandes plates-formes de coton. Les anges volaient de nuage en nuage et leurs journées étaient rythmées par les fêtes, le son des guitares. Quand j'étais enfant, j'aurais adoré apprendre le violon. Quelle émotion ça doit être de jouer au sein d'un orchestre symphonique, de faire partie de ce grand tout et de profiter des musiques enchanteresses qu'on joue ensemble. La musique classique en fait, fait vivre chaque instrument. Chez Mozart, pour moi pauvre profane, l'élément flagrant c'est que chaque instrument qu'on entend semble avoir une âme, raconter une histoire. On oublie que dernière ces instruments, il y a des interprètes, la musique vit par elle-même, comme une force naturelle issue du néant. Il n'y a rien, il y a la musique, puis rien, jusqu'aux prochaines notes. C'est comme une grande famille, chaque instrument vit et ils se rassemblent dans un tout majestueux.
Quelle découverte ! Moi qui ai si longtemps dénigré cette musique, je ne voyais pas le pouvoir magnifique qu'elle peut avoir sur moi.
01:27 Publié dans Neverland | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



