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samedi, 10 mai 2008
Ce n'est pas chez moi : je vis chez lui
Rentrée à 6h30, à la pique du jour, après ma première soirée sur la plage depuis que j'ai migré vers le sud. Ce matin, j'aurais aimé me lever et ne trouver personne à l'appart, personne pour parler, personne pour squatter la cuisine pendant que je me prépare ma quiche aux poireaux, personne pour fumer une clope sous mon nez quand j'essaie tant bien que mal d'arrêter, personne pour me lancer des vagues "salut". J'aurais aimé savourer ma solitude, ne pas avoir à supporter la vie en communauté. J'aurais aimé mettre la musique à fond, ne pas avoir à supporter le métal pourri imposé par le coloc. J'aurais aimé ne pas les voir, sa copine et lui, se sourire et s'enfermer dans sa chambre, entendre les rires, les voix, et plus...
Ca va faire bientôt 3 semaines que sa copine vit à l'appart. Les soirs où elle n'est pas là, je retrouve le coloc bourré comme un coin tout seul dans sa chambre qui me soule avec son jeu de foot, son PES. Oui j'aime bien y jouer mais plus avec lui. Depuis qu'il s'est incrusté dans une de mes soirées et qu'il a provoqué tout les gars avec ses 3 grammes dans le sang, je ne le supporte plus. Il ne fait pas le ménage, forcément, sa copine est toujours là, il est à peine aimable. Il me soule. Et puis, même si j'aime bien sa copine, j'en ai ras le bol qu'elle squatte l'appart sans arrêt. J'en ai vraiment ras le bol de me retrouver au milieu quand moi, ça fait trois semaines que je n'ai pas pu serrer mon ange contre moi. Alors j'essaie de ne pas y penser.
Mais sincèrement, ça me soule vraiment qu'elle soit là tout le temps. J'aimerais pouvoir me balader en slip dans l'appart si je veux, prendre ma guitare et brailler une reprise pathétique de Janis, j'aimerais inviter des gens, faire une bouffe chez moi, ça fait 8 mois que je reçois plus personne. Malgré ma grande harmonie spirituelle, j'avoue que ça me soule de voir que la coloc est vraiment devenu pour le coup, l'appart DU coloc et moi, je ne suis que de passage. En fait il accepte de partager son chez lui. Ce n'est pas chez moi ici.
Vivement que je casse...
13:23 Publié dans Smoke rings of my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



