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lundi, 30 juin 2008
Pourquoi mon coeur bat-il si fort ?
Sans doute pour la première fois depuis que nous sommes ensemble, nous avons fêté "notre anniversaire" le jour même, et on n'a pas fait semblant. Je pensais que je ne te verrais pas avant au moins un mois. L'attente était horrible. J'avoue que j'ai de plus en plus de mal à supporter de ne te parler uniquement au téléphone, de ne pas pouvoir te voir quand je veux, de ne pas pouvoir te serrer contre moi. C'est atroce de supporter la vie au quotidien dans cette coloc mais c'est encore plus difficile de ne pas pouvoir me blottir contre toi avant de m'emdormir, de ne pas me réveiller dans tes bras. Je pensais devoir attendre des semaines avant de pouvoir être avec toi. Mais ce weekend, j'étais au paradis parce que j'étais avec toi, parce que j'étais avec un Ange merveilleux.
Il me tardait que le train arrive, de te voir. Je suis descendue et je t'ai vue arriver au loin et tous mes soucis se sont envolés. Te voir sourire, te serrer contre moi après tant de semaines d'attente, c'est magique. Je te regarde, je vois ces petites mèches qui tombent sur tes yeux, je t'entends rire et c'est comme si une douce chaleur m'enveloppait. J'ai envie de te serrer dans mes bras, de blottir ma tête au creux de ton épaule, sentir tes mains qui caressent doucement mes cheveux. Quand je suis avec toi j'ai l'impression que chaque pas que je fais est plus léger, que tout est magique, simple.
Au bout de cinq ans, c'est toujours une évidence pour moi. Tu es tellement magnifique, tellement douce. Tu es calme, tu ne t'énerves jamais pour rien, contrairement à moi qui ai les nerfs à fleur de peau. Tu prends soin de moi, tu as toujours été là, dans les bons et dans les mauvais moments. Et pourtant tu es aussi capricieuse parfois, boudeuse, comme une enfant à qui on aurait refusé une friandise. Tu as un petit côté princesse que j'aime beaucoup. J'aime tout chez toi, tes qualités, tes petits défauts, tout. Tu es un Ange. Tu étais tellement belle dans cette petite jupe. Je t'assure que tes jeans ont énormément baissé dans mon estime après ce que j'ai vu ce weekend.
J'ai adoré le restaurant. Je crois que c'est la première fois qu'on était si bien habillées ! J'avais sorti mon nouvel ensemble, ma jupe et mon haut, ma chemise blanche, maquillage. Du coup toi aussi tu as sorti cette jupe courte en jean et ce petit haut qu'on avait choisis ensemble. Tu étais splendide ! Et on se tenait par la main, sous le regard ahuri des pecnos du coin. Et oui, j'ai adoré. J'ai adoré qu'on soit toutes les deux si féminines et qu'on ne se cache pas. On ne se cache plus, plus du tout. Il n'y a plus de codes, plus d'homos, d'hétéros, de ce qu'on devrait faire ou pas. On est juste nous-mêmes. Je ne joue la pseudo rebelle à 2 francs, je suis une fille, j'adore m'habiller en fille et j'adore quand tu es super féminine. Waou, c'était magique... Et on est rentrées et là, je garderai le souvenir de cette nuit pendant encore de longues journées... Les deux nuits qu'on a passées ensemble étaient tout simplement... je ne trouve même pas les mots. L'espace de quelques secondes je ne savais plus où j'étais et j'ai ressenti tellement d'amour, tu étais tellement belle, c'était magique de pouvoir te toucher, laisser mes mains courrir le long de ton dos, sur tes hanches... De quoi me faire patienter pendant trois semaines, tu m'as dit... Etre contre toi, c'est ce que je veux, être avec toi.
Je t'aime tellement ! Au moment où j'écris ces lignes, les images de ces deux derniers jours me reviennent en mémoire et mon coeur bat si fort que j'en ai presque mal. J'ai comme un noeud à l'estomac et des frissons dans tous mes membres. Je repense à ces nuits et un sourire béat se dessine sur mon visage. Tu es tellement... Wow... Magnifique...
14:08 Publié dans Me and Mrs Jones | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 22 juin 2008
Je regarde ma vie et j'y vois l'harmonie
Aujourd'hui est une autre journée ensoleillée, il fait chaud, je viens de passer deux jours tranquille à me reposer des derniers événements. J'avais sans doute besoin d'un break, besoin de prendre du recul. Je ne gère plus les choses comme il y a même un an et j'en suis heureuse. J'ai l'impression que tout s'imbrique, que toutes les petites pièces du puzzle de ma vie se sont assemblées, tout prend forme. J'ai le sentiment aujourd'hui que chaque décision que j'ai prise, chaque choix que j'ai fait a un sens. C'est comme ce tatouage. J'ai attendu longtemps pour le faire, j'ai réfléchi à chaque élément, chaque motif a une signification. Ma vie, mes attentes, y sont résumés. Je l'ai depuis presque un an et j'ai l'impression qu'il prend tout son sens aujourd'hui : ma nouvelle vie, un nouveau départ. Une page se tourne et une autre aventure commence. Je me disais que je devais laisser partir la petite fille qui est en moi mais je me trompais, j'ai grandi, mais elle est toujours là, dans un coin de mon coeur, mon véritable moi, celle que j'étais, celle que je suis forment aujourd'hui un tout. Grâce à elle, grâce à mon Ange, je suis aujourd'hui complète et je n'ai plus peur. Je n'ai plus peur de l'avenir, plus peur des autres, j'avance pas à pas avec sérénité et le sentiment d'avoir eu énormément de chance. Je fais le bilan de ces 23 dernières années et je me dis que chaque expérience, bonne ou mauvaise, a fait de moi la personne que je suis. Je ne suis pas parfaite, je ne suis pas un ange, je suis moi et je n'ai plus besoin de mentir, plus besoin de me cacher, toutes ces épreuves m'ont rendue plus forte en un sens.
L'expérience. On ne peut pas en avoir conscience quand on est jeune. Il faut tirer parti de chaque situation. Je me plaignais beaucoup étant jeune, je m'apitoyais sur mon sort. Bien sûr ça n'a pas été toujours facile. L'adolescence a été un cap très rude à passer. Mais je regarde ma vie et je me dis que j'ai eu beaucoup de chance. J'ai pu vivre mon rêve. J'ai rencontré mon Ange, ma Princesse, celle avec qui je veux passer ma vie. J'ai voyagé. J'ai rencontré des gens formidables tout au long de mon parcours. Je garde le meilleur de ces années. Je boudais quand les adultes me disaient avec un sourire que les problèmes qui me paraissaient insurmontables allaient se régler quand j'étais petite mais maintenant, moi aussi j'ai ce regard plein de sérénité et l'envie de répondre aux plus jeunes avec un sourire : "ne vous en faites pas, vous relativisez, plus tard". Une nouvelle vie commence. Ma vie commence. Je regarde le passé avec beaucoup de tendresse et l'avenir avec les yeux levés vers le ciel, pleine de gratitude pour l'harmonie que je ressens. J'ai eu une de mes cousines au téléphone ce matin, ça fait presque cinq ans qu'on ne s'est pas vues et pourtant on était très proches étant plus jeunes. J'ai mis beaucoup de choses de côté pour mon travail. J'ai redécouvert récemment cette partie de moi que j'avais essayé de gommer pour je ne sais quelle raison et je me sens si bien depuis... C'est pour ça que, quoi qu'il arrive, je ne laisserai plus mon travail prendre une place démesurée.
Quoi qu'il arrive je serai heureuse. Je peux réaliser mon rêve, tout en sachant très bien où je poserai les limites. Et, si ce n'est pas le cas, il y a tellement de choses à faire, à voir, tellement d'expériences que je pourrai aller vers autre chose, tout en n'ayant aucun regret, en étant pleine de gratitude pour le chemin que j'aurai parcouru. Je suis pleine de sérénité parce que vivre est la plus belle expérience possible. La vie. Le travail, tout ça, ce n'est qu'une petite partie de la vie. Et moi, aujourd'hui, sans doute pour la première fois, ce qui m'intéresse c'est de vivre. Venir habiter ici, la coloc mise de côté, était vraiment un bon choix. Je crois que j'ai trouvé le coin qui me correspond. Je suis bien.
Peu importe ce qui arrivera, je serai heureuse, sans doute parce que je sais que tu seras là avec moi, princesse.
15:44 Publié dans Neverland | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 21 juin 2008
I am what I am
C'est amusant de voir comme les choses peuvent changer en si peu de temps. Il y a un mois de ça, j'étais inconnue au bataillon des apprentis chercheurs, je ne voyais pas le bout du tunnel sans fin de la coloc, je passais mes journées à rédiger le mémoire qui a pompé presque 2 ans de ma vie. J'avais presque renoncé, je commençais à démarcher les divers Office du Tourisme pour avoir un éventuel poste à l'accueil, je m'étais inscrite aux concours d'attaché territorial. Je m'étais résigné à faire partie de ces gens qui ont un rêve qui s'effiloche au fil des années, et qui disent des années plus tard, "c'est la vie, j'ai du poser mes pieds sur terre et rentrer dans le moule". Mais, bizarrement, je ne le vivais pas si mal que ça, j'étais allée au bout de mon boulot, une page se tournait, point barre. Pas de larmes, pas d'états d'âme, je relativisais beaucoup.
Mais suprise, il semble que le destin ou je ne sais quoi ai décidé de s'amuser encore un peu avec moi. Alors, avec un petit sourire en coin, je lève les yeux vers le ciel sans nuages et je lance un "merci, Grand Esprit...". Je n'ose pas trop imaginer ce que pourrait être ma vie dans les trois prochaines années si je faisais finalement partie du petit groupe d'élus à qui on tend une belle perche, à qui on ouvre la voie royale vers le micorocosme de la recherche. Je ne veux pas avoir de trop grandes espérances. Je ne supporte pas le regard condescendant de certains thésards qui, en sciences dures, n'ont pas à batailler comme les clodos des Sciences Humaines pour avoir un financement : "il ne faut pas que tu fasses ci, ou ça. Tu verras la thèse c'est galère...". Ils se plaignent mais sont bien contents de les avoir, les allocs, d'avoir pu vivre leur rêve là où tant d'autres se sont cassés les dents. Je savoure ma chance, j'ai conscience de faire partie de la minorité à qui on offre une chance. Ce n'est pas un fardeau, c'est une reconnaissance, après tout ce travail, après toutes ces années passées à batailler, à croire en sa chance, à se dire que j'y arriverais, à ne pas écouter tous les rabats-joie qui me disaient que j'allais dans le mur. Je me suis battue pour être là alors je ne vais certainement pas être d'accord avec le petit groupe de snobinards qui se plaignent. Etre payé pour faire une thèse, c'était mon but depuis le début. Et j'ai eu presque envie, hier, de leur répondre ceci :
Mes amis, j'ai tellement galéré ces dernières années, je suis passée par tous les stades, je sais très bien où sont mes limites, je connais les erreurs à ne pas reproduire et, sans vouloir être trop présomptueuse, je pense me connaître mieux que vous ne me connaissez. J'ai presque mis mon couple en jeu, j'ai mis beaucoup de choses dans la balance, je sais très bien où je vais. Je ne suis pas la même personne qu'il y a deux ans. J'ai le sentiment d'avoir enfin, au bout de toutes ces années, compris qui j'étais. Alors, si j'arrive, par miracle, à décrocher ce financement, je me dirai que tout ce que j'ai fait n'a pas été pour rien.
Je dois mettre mes dernières forces dans cette ultime bataille. Et en même temps, je prends ça comme une bonne surprise parce que c'est toujours quand on s'y attend le moins que les bonnes choses arrivent, quand on pensait que tout était fini. Alors je ne m'attends pas le moins du monde à décrocher cette alloc, je suis déjà très fière de pouvoir défendre mon travail. Je me fierai à mon instinct, à mon expérience qui me disent de rester cool, de faire mon maximum, sans prise de tête car moi, contrairement aux poulains des labos, je n'ai aucune pression sur mes épaules, je suis l'outsider. Et ma vie ne s'arrêtera pas si je n'ai pas de financements, quoiqu'il arrive, j'irai me blottir dans les bras de mon Ange en me disant que c'est chouette la vie.
17:45 Publié dans Smoke rings of my mind | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



